Voir l'invisible

Blurb:

(from Pocket 1988)

Robert Silverberg, né à New York en 1936, a d'abord voulu devenir un vrai pro de l'écriture ; puis il a entrepris dans les années soixante une série d'œuvres ambitieuses qui l'ont hissé au tout premier rang de la S.F. américaine. Ses nombreux admirateurs sont avant tout séduits par la richesse humaine de son oeuvre — assez rare en S.F. — et son art de peindre des personnages complexes et intenses, modernes incarnations de l'éternel romantisme. Il dit le drame de celui qui devient fou de solitude, la joie de celui qui apprend à communiquer. Il explore l'intimité paradoxale de celui qui peut entendre les pensées d'autrui, habiter le corps d'autrui, lire l'avenir, voir l'invisible. Des pouvoirs colossaux, qui ne donnent pas la paix intérieure : ces êtres tourmentés, hantés par le mauvaise conscience, cherchent désespérément l'immortalité, la maîtrise du temps, la liberté d'emplir l'espace et de recréer le monde ; ils finissent toujours par rencontrer la mort, le silence, la perte de leurs dons, l'éternelle servitude, la nuit. Chacun se cherche une identité, la trouve et la reperd. Quête passionnée, qui va jusqu'au bout de l'impossible et se dévore elle-même.